Leçon d'S.E.S
jeudi 10 mai 2012
Prologue !
Yo, yo, bon maintenant, que je possède le pouvoir de faire chier Chapellier (haha), je compte pas le lâcher, alors pour notre fainéantise à tous, je vais ici, mettre à jour le cours de l'année, morceau par morceau.
Je compte mettre en page de la façon suivante :
-Grands titres
-A),B),... etc
Voili voilou. Bonne lecture. Hésitez pas à me soumettre vos rajouts de cours/voc !
Leçon Mondialisation : Début + I) A)
Chapitre 3 : Les enjeux de la Mondialisation
On verra quelles sont les théories du commerce international, quels sont les économistes qui pensent que le commerce internationale est une bonne chose ? Quelles sont les relations entre la Mondialisation et la croissance économique ? Quel est le rôle joué par les multinationales ? Peut-on parler de Mondialisation culturelle ?
Dans le second chapitre on verra les avantages et les inconvénients de l'Union économique et monétaire.
Pour illustrer ceci, le film nommé : Le monde selon Stiglitz. Il critique la Mondialisation «libérale»
I Les relations entre croissance développement et commerce international :
A) L'évolution du commerce international
1) La relation entre PIB et croissance internationale :
Historiquement avant 1929 le commerce international était déjà important, que cela soit d'un point de vue d'un échange de biens ou financier («les emprunts russes» qui ont permis de financer le développement de la Russie). Après 1945 le centre économique du Monde se déplace vers les États-Unis. Depuis les années 1950 il y a un essor du commerce international important et en même temps une croissance du PIB mondial. Il y a donc corrélation entre le PIB et la Croissance Internationale.
Doc 1 p 240 : Chaque année entre 2000 et 2005, le commerce international a augmenté en moyenne de 4,5%. On constate depuis les années 1950 que le commerce a toujours augmenté et dans des proportions plus ou moins importantes. A cause de la crise de 2008, il y a une baisse durant l'année 2009, cependant le commerce a de suite ré-augmenté.
Après la crise de 2008 le commerce international s'est contracté temporairement, pour reprendre ensuite sa progression, en opposition avec la crise de 1929 où des mesures protectionnistes avaient été mises en place (fermeture des frontières).
Depuis les années 1950, on constate que le PIB mondial a augmenté mais dans des proportions moins importantes que le commerce international.
On peut parler de corrélation entre le commerce international et le PIB. Il y a une corrélation parce que : les exportations augmentent et donc c'est un moteur pour le PIB et on pourrait dire l'inverse, lorsqu'un pays a une croissance économique forte, il va chercher à l'extérieur de nouveaux marchés. Lorsqu'il y a croissance économique, le PIB/hab augmente, ce qui est favorable pour les importations (ex des États-Unis).
Le taux de croissance du commerce international représente 1,5 fois celui du PIB mondial entre 1950 et 1960. Il lui est donc supérieur de 50%. Cet essor du commerce international a pu être favorisé avec la baisse des droits de douanes. Cette baisse des droits de douanes a été voulu d'abord par le GATT (General Agreement on Tarif and Trade) puis par l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce). La baisse des Droits de Douanes entraine une baisse des barrières protectionnistes.
2) La structure des échanges: qu'est ce qu'on échange, qui échange ?
Hydrocarbure, Agricole, Énergie, Manufacture et Service.
La grande majorité du commerce international est principalement représenté par l'échange de produits manufacturés, et cette part va en augmentant. Cela voudrait dire que de plus en plus de pays produisent et que l'on produit de moins en moins dans l'Énergie. On remarque que la part des produits énergétiques et minéraux augmentent entre 1973 et 1980 à cause du choc pétrolier.
Pourquoi la part entre tel ou tel bien peut-elle varier ?
=> Les prix augmentent, la part augmente.
=> Les prix baissent, la part baisse.
Cela débouche sur la notion de Termes de l'Échange. Cela veut dire que si un pays ne produit que du blé, et que le prix du blé augmente moins vite par rapport au prix des bien importés, on dit que les Termes de l'Échange se dégradent.
C'est le cas pour certains pays en voie de développement notamment des pays d'Afrique qui sont spécialisés dans les matières premières où les Termes de l'Échange se sont beaucoup dégradés. Ceci ne veut pas dire que les plus gros exportateurs de produits agricoles sont des produits en voie de développement mais c'est plutôt les pays riches (Europe (50%) puis Amérique (17%) et l'Asie (18%)). Par exemple les États-Unis sont l'un des plus grands exportateurs de coton et à des prix très bas. Les échanges de Service restent minoritaires par rapport aux échanges de Biens.
Quels sont les grands pôles du commerce international ?
On distingue trois pôles de commerce et deux types d'échanges : le commerce intra-régional (dans la région) et inter-régional (entre différentes régions). Ce sont des échanges qui se passent entre des pays possédant des similarités de PIB/hab.
Le PIB/hab des Américains ou des Européens est 4 à 5 fois plus important que le PIB/hab Mondial.
Les IDE (Investissements Directs à l'Etranger) et la finance internationale :
Les marchés financiers ont une influence de plus en plus forte sur les politiques économiques, cela car ils ont une place importante auprès des États qui ont besoin de se financer. Le risque est que les taux d'intérêt augmentent rapidement si le prêteur craint que son débiteur subisse un défaut de paiement. Cet essor de la finance internationale fût aidé par la suppression du contrôle d'échange dans les années 1980. Le poids des économies développées dans les IDE reste prédominant. Le plus gros stock d'IDE est les États-Unis, ensuite l'Europe puis la Chine. Mais si on regarde les flux, on note que les flux en provenance d'Asie et rentrant en Asie sont de plus en plus importants. Les Multinationales font de plus en plus d'investissements en Asie. Exemple avec les investissements de la Multinationale Wallmart ou Auchan/Carrefour. Et à l'inverse les investissements faits par Mittal en France.
Ces flux commerciaux sont des flux principalement de marchandises, ils se font entre quelques zones du Monde (sauf Afrique, Amérique du Sud qui restent à l'écart, mais qui peu à peu rentrent dans les zones d'échange). La place que la Chine et l'Inde auront bientôt, est la place qu'ils avaient jusqu'au 16e siècle.
Le commerce intra-branche :
Les flux commerciaux sont ils des flux d'échanges de biens similaires ou de biens complémentaires comme c'était le cas jusque dans les années 1950 ?
Ce que ce texte montre, c'est que le commerce international est un échange de biens similaires, exemple la France importe des voitures allemandes et exporte des voitures vers l'Allemagne. Ces échanges s'expliquent par la volonté des consommateurs, qui souhaitent une demande plus diversifiée. Ces échanges se font entre pays similaires d'un point de vue social, économique et culturel, exemple du Vin.
Leçon Mondialisation I) B)
B) Les théories du commerce international :
Comment les économistes expliquent et justifient le commerce international et le libre-échange ?
La théorie des avantages absolus de Smith :
Quand un pays se spécialise dans une filière où il est performant, il va produire plus et plus vite et va donc échanger ses excédents. Pour Smith, le commerce international est un jeu gagnant-gagnant.
TD : Les avantages absolus.
Qu 1: Pour produire 1 unité de vin en Angleterre il faut 100h de Travail tandis qu'il n'en faut que 50 au Portugal.
Qu 2: C'est en Angleterre qu'il faut le moins d'heures pour produire une unité de draps (60h) et au Portugal qu'il faut le moins de temps pour produrie 1 unité de vin (50h).
Qu 3:
Angleterre :
-100/60 = 1,67
Une unité de vin = 1,67 unité de draps.
-1/1,67 =0,60
Une unité de draps = 0,60 unité de vin.
Portugal :
On aura ici l'inverse, pour une unité de draps, on aura plus d'une unité de vin. Et inversement.
Qu 4: C'est au Portugal.
Qu 5: Les consommateurs anglais et portugais ont tout interet a acheter leurs draps en Angleterre et le vin au Portugal.
Pour résumer si vous avez une unité de draps, et que vous voulez du vin.
Si vous allez en Angleterre pour l'échanger vous aurez moins d'une unité de vin, alors qu'au Portugal, on aura plus d'une unité de vin.
C'est la spécialisation.
Qu 6: vin-draps-vin-draps
Qu 7: drap-160
vin-130
Qu 8: Angleterre 2,67 draps
Portugal +2
Qu 9: Grâce à la spécialisation, sans qu'il n'y ait de gain de productivité, la production totale augmente +0,7 unité de draps et +0,6 unité de vin, ce qui signifie que le commerce international est favorable à la croissance économique.
Chaque pays se spécialise dans un secteur particulier mais pour que cette théorie fonctionne il faut que chaque pays ait un avantage absolu (qu'il le produise mieux et plus vite, le rendant ainsi moins cher et de meilleure qualité). Ici c'est le cas, mais c'est un cas hypothétique, car si l'un des deux av ait l'avantage absolu pour les deux biens, alors ce pays là produirait tout et l'autre rien. C'est pour cela que la théorie des avantages comparatifs de Ricardo existe.
La théorie des avantages comparatifs de Ricardo :
Ce que Ricardo montre c'est que même quand un pays n'a pas l'avantage absolu il peut quand même participer au commerce international en se spécialisant là où il est le moins mauvais.
Qu 2:
Vin/Drap Drap/Vin
Angleterre 2 0,5
Portugal 1 1
Qu 3: 2-1-0,5-1
Échanger.
Qu 4: 0,5-1-1-2
Qu 7: La production de draps sera de 3 et de vins de 2 unité. Il y a un gain.
Pour conclure sur ces deux modèles, ils décrivent un commerce international basé sur des échanges de biens différents. Cela décrit des flux commerciaux de biens manufacturés produits par des pays industrialisés, contre des biens et des produits agricoles par des pays en voie de développement, basés sur des échanges complémentaires. Cette DIT (Division Internationale du Travail) a disparu lors de l'apparition et l'émergence des NPIA ou pays émergents.
Cette théorie explique une petite partie du commerce international.
Il y a des différences de productivité, sur lesquelles se basent ce modèle, dont on n'explique aps l'origine, or, un pays peut choisir de se spécialiser dans un type de production pour lequel au départ, il n'était pas bon (ex : Corée du Sud avant spécialisé dans le riz et maintenant dans les bateaux et autos).
Dans ce modèle les capitaux ne sont pas mobiles. Si les capitaux étaient mobiles, ils iraient de l'Angleterre vers le Portugal, et l'Angleterre ne produirait plus rien.
Hecksher, Ohlin et Samuelson :
Ce modèle décrit l'échange entre pays ayant des dotations factorielles différentes, en terme plus simple, certains pays ont plus de main d'œuvre, et donc bon marché alors que d'autres ont plus de Capital, coûtant moins cher. Les pays émergents ont une main d'œuvre très importante, ainsi ils vont donc produire des biens intensifs en Travail, tandis que les pays riches vont produire des biens intensifs en Capital. A terme, comme les pays émergents utilisent de plus en plus de main d'œuvre, les salaires vont augmenter. Grace au commerce international, on va aller vers une atténuation des différences salariales entre pays riches et pays pauvres, ce qui se passe actuellement en Chine.
Ce modèle repose sur des hypothèses fortes, cela veut dire que la main d'œuvre reste sur son territoire et pareil pour le Capital.
Ces trois premiers modèles reposent sur des hypothèses néo-classiques et n'expliquent qu'une petite partie du commerce international, on les appelle les nouvelles théories du commerce international.
Les nouvelles théories du commerce international :
Ce que décrivait les trois modèles étaient des échanges entre pays alors que les échanges sont en réalité entre Multinationales de produits semi-finis. C'est ce qu'on appelle la Segmentation Internationale des Processus Productifs. Cela veut dire que pour produire un bien fini, il est nécessaire de faire venir du monde Entier des centaines voire des milliers de produits finis. Cela crée donc des flux commerciaux : le commerce intra-firmes. Qui représente 30% du commerce international.
Leçon Mondialisation I) C)
C) Pourquoi le commerce intra-branche se développe-t-il ?
=> Les consommateurs veulent une demande plus diversifiée.
=> Les économies d'échelle des entreprises, plus l'on produit, plus les couts de productions sont bas.
D'autant que dans certains secteurs, les entreprises sont de très grandes tailles et vont donc devoir produire en masse.
Cette théorie nous montre que les pays peuvent agir sur leur spécialisation. Exemple de La Corée du Sud qui passe du riz aux secteurs technologiques. Une spécialisation n'est pas définitive.
Les conséquences du libre échange :
Doc 4 p 246 : Phénomène mineur mais qui prend de l'ampleur.
Il y a le risque de délocalisation d'activités de recherche et de développement (Renault par exemple qui s'installe en Roumanie, faisant ainsi des économies sur la marge des salaires). On a plus un risque de délocalisation vers les pays d'Europe de l'Est que vers l'Inde ou la Chine. Face aux inconvénients du libre échange, quels sont les avantages du protectionnisme ?
=> D'abord il existe deux types de protectionnisme : d'abord les barrières tarifaires (droits de douane) si ils augmentent cela va augmenter les prix (inconvénient face aux consommateurs) et cela entrave la concurrence. On parle aussi de barrières non tarifaires, qui consiste à interdir certaines importations (produits polluants, normes sanitaires) c'est l'exemple du conflit France/Etats-Unis qui vont refuser l'importation des veaux américains élevés sous hormones.
Lorsque l'on parle de protectionnisme on s'en réfère à l'économiste allemand List de la deuxième moitié du 19°. «Pour se développer, il faut avant tout se protéger.» L'Allemagne commence à se développer face à l'Angleterre, dans un premier temps son industrie est moins concurrentielle que l'industrie anglaise, mais pour pouvoir se développer, elle doit se protéger.
Page 257 :
Sur List et sur les textes protectionnistes. On a une première forme de protectionnisme temporaire qui prend effet tant que les industries d'un pays donné ne seront pas totalement compétitives. Car cette théorie repose sur l'idée de rendement croissant.
L'État peut subventionner certains secteurs. Ainsi l'Etat américain finance Boeing, de même que l'Europe subventionne Airbus et l'aide pour sa recherche et développement. Selon cet économiste, si le Japon et l'Europe sont plus puissants que les américains, c'est que les États jouent un rôle important avec les entreprises. Le Gouvernement choisit de développer un secteur qui va générer des externalités, exemple : les semi-conducteurs ou les machine-outils. Ce texte décrit certains arguments qui nous montrent que le protectionnisme peut-être positif. Certains secteurs stratégiques sont aussi protégés : armement, aéronautique, énergie, agriculture. Les Etats-Unis et l'Europe subventionnent massivement leur agriculture, cela pour être autosuffisant sur le plan de l'alimentation. Certains pays mettent en place du protectionnisme pour se protéger du dumping social. Cela pour éviter les importations de biens produits par des enfants.
C'est pourquoi certains pays ont choisi d'utiliser certaines recettes protectionnistes. Ce que le Japon a fait jusqu'aux années 1970-1980, il a protégé ses industries pour qu'elles deviennent concurrentielles. Et ensuite pour qu'elles puissent exporter.
Doc : Les stratégies des deux géants asiatiques.
Ces deux pays n'ont pas suivi les théories de Ricardo et donc ont choisi de changer de spécialisation. Ces pays ont une stratégie de remonter de filière. Ils ont commencé par développer des secteurs peu technologiques pour désormais investir dans des secteurs de plus en plus technologiques.
Pour la Chine la part des exportations de biens textiles diminue tandis que celle des produits électriques et électroniques augmente. Ce graphique montre le changement de spécialisation.
L'Inde a fait le choix de se spécialiser dans les secteurs qui demandent une main d'œuvre très qualifiée.
Ici, il s'agit d'une référence à la croissance endogène qui insiste sur le rôle de l'éducation en relation avec la spécialisation. Selon le secteur dans lequel le pays va se développer, il va développer tel ou tel type d'éducation ce qui aura une influence plus ou moins bonne sur la croissance. Quand un pays choisit de développer des industries de manufacture peu poussée, le niveau d'éducation sera faible, à l'inverse d'un pays qui développe son secteur d'activités très poussées et qui aura donc une main d'œuvre très qualifiée et un niveau d'éducation élevé.
Doc : Quand le Sud se paye le Nord.
Ici, il s'agit d'une référence à Weber, ce que l'histoire montre c'est que certains pays se sont développés avec d'autres valeurs que des valeurs protestantes. Une partie de la dette grecque a été achetée par la Chine. La Chine est le plus grand créancier du Monde. Le développement de l'Inde et de la Chine n'est pas néfaste pour les autres pays très développés. Que ce soit d'un point de vue économique et d'un point de vue social. Cela peut donc profiter à tous, selon Ricardo « Gagnant-Gagnant ». La catastrophe écologique avait été mise en avant dès le premier candidat écologiste en 1974. Certains pays achètent des terres en Afrique, pour produire des ressources agricoles. Les multinationales du Sud sont en forte croissance, et sont un conglomérat : Une entreprise diversifiée dans des secteurs sans aucun rapport. C'est l'exemple de Bouygues pour les pays riches, car elle intervient dans le BTP, le bâtiment et finance TF1. Et pour les pays du Sud, Deawoo qui produit des voitures, de l'électronique et des bateaux.
Ces entreprises augmentent leur taille par croissance externe, c'est-à-dire par le rachat d'autres entreprises. Nissan acheté par Renault. Le rachat d'Arcelor par Mittal. Il existe deux types de compétitivité : la compétitivité coût sur laquelle jusqu'à présent les multinationales du Sud misaient. Ces entreprises étaient concurrentielles car elles vendaient moins cher, mais depuis quelques années, elles développent une compétitivité hors coût, qui correspond donc à la qualité, ainsi elles peuvent concurrencer les multinationales du Nord sur leurs terrains.
Les multinationales du Nord, restent les premières sources d'investissement en 2006 (84% contre 16% pour les pays émergents). Les multinationales du Nord, ont un poids parfois plus important que celui de certains Etats. Voir le reportage avec la m
multinationale Texaco. Face à ces multinationales les pays n'ont plus beaucoup de force (pollution, destruction d'emplois).
Ce qui pose la question du rapport entre les nations ou les multinationales. Lorsqu'une multinationale se déplace, elle doit adapter son fonctionnement à la culture vers laquelle elle va s'implanter. Les multinationales vont parfois avoir une certaine influence sur les milieux où ils s'implantent, alors que parfois ils sont obligés de s'adapter.
Leçon Mondialisation I) D)
D) Les stratégies des multinationales :
1) Définition et évolution des multinationales :
C'est une entreprise qui est présente dans différents pays, à la fois par de l'exportation ou par sa production locale. Elle se développe grâce aux IDE. Un IDE qui correspond à l'achat d'une part du capital d'une entreprise (10% au moins). On différencie les IDE des investissements seulement spéculatifs. Comment une multinationale se développe-t-elle ?
=> Elle peut acheter les actions d'une autre entreprise (IDE par exemple) : c'est ce que l'on appelle une acquisition.
=> Il peut y avoir fusion entre deux entreprises de nationalité différente (France/Allemagne), cela passe par le biais du marché financier.
=> Une entreprise peut créer d'elle-même une filiale dans un autre pays (Renault en Roumanie avec LOGAN). Quand cette entreprise produit sur place pour vendre sur place : production au Brésil pour desservir toute l'Amérique Latine.
=> Un système de délocalisation : une entreprise produit à l'étranger et ré-importe par la suite dans le pays souhaité. Il peut donc y avoir un lien entre les IDE et la délocalisation.
2) Les IDE :
Doc : L'évolution du Stock mondial d'IDE.
On constate que depuis 1985, le stock d'IDE a été décuplé. Ce qui montre l'essor des multinationales. Dans ce tableau on a aussi un pourcentage, de 23%, étant le rapport entre le stock d'IDE et le PIB mondial qui est un flux. On ne peut cependant pas comparer avec les années précédentes, car les données sont insuffisantes.
Doc : La géographie des IDE.
Pour les stock d'IDE entrants :
Les principaux pays concernés dans ce document sont : Les Etats-Unis, les Pays Bas, Le Royaume-Uni et la France.
Les Etats-Unis sont le pays qui recueillent le plus d'IDE en milliards de Dollars. Cependant en % de leur PIB ils sont loin d'être les premiers, étant les Pays Bas et la Belgique.
Les grands pays d'Europe eux (Allemagne, Royaume-Uni et France) sont relativement ouverts sur l'extérieur. Car leur ratio d'IDE sur PIB est plus ou moins égal à 25%.
Pour les stock d'IDE sortants :
Ce sont les entreprises américaines qui possèdent la première place, les grands pays d'Europe investissent beaucoup à l'étranger (55% pour le Royaume-Uni grâce à la place financière de Londres avec la bourse CITY, 29,6% pour l'Allemagne et 39,6% pour la France).
Ce que ces deux documents montrent, c'est le poids important qu'ont ces IDE dans le développement et dans l'économie des pays.
Doc : Les faux chiffres des investissements étrangers :
Ce texte montre que les IDE sont très largement surévaluées puisqu'une partie de ces IDE consiste en des investissements dans les paradis fiscaux pour avoir une fuite fiscale. Cela par exemple par l'intermédiaire du Luxembourg, qui va recevoir puis ré-investir l'argent des multinationales françaises. Cela prouve le rôle central des paradis fiscaux dans les transactions mondiales et dans l'économie officielle.
Les IDE ont des conséquences sur les flux commerciaux, avec l'exemple de Renault qui fait produire une partie de ses voitures par Dacia et cet IDE entraîne des importations françaises en provenance de Roumanie. De plus lorsque Renault s'implante en Roumanie, cela va entraîner un flux de matières premières et de produits semi-finis vers la Roumanie.
Avec cet IDE il y a des importations de produits finis vers la France, et des importations de produits semi-finis vers la Roumanie.
3) La SIPP (Segmentation Internationale des Processus Productifs), commerce intra-firmes et DIPP :
Doc : Commerce intra-firmes et DIPP.
Une grande part du commerce international de biens s'explique par du commerce intra-firmes. Soit des échanges de produits semi-finis soit des échanges de produits finis. Le commerce international est très largement sur-évalué, cela montre aussi la puissance de ces multinationales dans le commerce international.
Ce commerce intra-firmes s'explique par la DIPP (Décomposition Internationale des Processus Productifs) : cela veut dire qu'une entreprise segmente ses différentes activités et les implante dans le pays dans lequel l'avantage comparatif est le plus élevé. Par exemple les activités de recherche et Développement sont implantées dans les pays où la main d'oeuvre est très qualifiée, exemple : Lenovo (Chine informatique) présente dans la Silicone Valley. Et pour les industries nécessitant beaucoup de main d'œuvre, vont aller dans les pays où la main d'oeuvre est peu couteuse.
Des exemples de multinationales :
On prend les exemples de Nike et de Toyota.
Nike : Fait fabriquer ses produits par une main d'oeuvre peu couteuse, et ne redonne qu'environ 4% du prix total pour ses salariés. Sans les campagnes publicitaires et si elle était vendue à prix coutant, elle ne couterait que 16$ au lieu de plus de 70. La majeure partie de la V.A va soit pour l'entreprise Nike, soit pour les distributeurs établis en Occident. Ces délocalisations ne profitent que très peu aux salariés indonésiens, que cela soit en salaire ou en qualification.
Toyota : Entreprise japonaise. L'évolution de sa stratégie se distingue en deux grandes tendances, elle commence à se mondialiser à partir des années 1970. Tout d'abord par ses exportations avec la création de filiale de vente sur place (dans chaque zone souhaitée), étant donc très influencée par les IDE. Puis, on constate aussi que les centres de production se déplacent eux aussi (usine Toyota en France), cela a des effets positifs, le français pourra acheter une voiture «française» (produite en France).
C'est la Mondialisation Culturelle, cela reste certes une voiture, mais elle représente aussi une marque.
Toyota possède des points de vente dans 160 pays, avec une production répartie en 26 pays.
Les raisons de la multinationalisation :
=> Une plus grande facilité de circulation des différents flux : humains et monétaires. Depuis les années 1970, il y a de moins en moins de contrôle sur la circulation des flux monétaires, et on constate un fort développement des flux spéculatifs. Ces marchés financiers attaquent aujourd'hui des pays de l'Europe. Ils sont cependant puissants parce que les pays d'Europe sont désunis.
=> Une circulation de l'information améliorée par les TIC.
=> Depuis 20 ans il y a une forte baisse des couts de transport. Développement des porte-conteneurs.
=> La baisse des tarifs douaniers favorisent les échanges internationaux. Les Indiens ont exigé un arrêt des subventions du gouvernement américain pour les productions américaines de coton, qui créait une concurrence déloyale. Politique de la PAC.
=> Les différences de couts salariaux. Ecart salarial de 1 à 100. Cependant depuis quelques années, cet écart diminue. Cette diminution des écarts salariaux confirmerait la thèse qu'on appelle HOS. Les pays émergents produisent des biens qui demandent beaucoup de main d'œuvre donc les salaires dans ces pays là vont augmenter. Et c'est le phénomène inverse dans les pays riches. Il y a eu des augmentations de salaire dans des pays émergents, grâce à des revendications salariales, ou la conséquence d'une augmentation du niveau de qualification. Cependant la productivité reste encore supérieure dans les pays riches, de même que le travail de qualité.
=> L'absence de droits du Travail. Ce qui profite aux multinationales, car leurs salariés deviennent des exploités, tel qu'en Chine ou au Mexique.
=> Par la création de Zone Franche, des zones où les entreprises possèdent des avantages fiscaux, Juppé les créa dans les années 2000.
Les multinationales ont un effet plutôt néfaste sur le pays qui les accueille.
La puissance des marchés financiers est sans commune mesure avec l'économie réelle. Sur les marchés financiers, ils s'échangent plus de 1000 Milliards de $ par jour, ce qui représente en deux jours le PIB français annuel.
Ce livre date de 2002 et est prémonitoire, car il prévoyait une crise économique grave. Face à la puissance des multinationales, les pays sont plus ou moins démunis. Il y a une véritable course pour attirer les entreprises dans le pays, et cette course se traduit par une baisse des taux d'imposition. On constate depuis les années 1980, que les taux d'imposition sur les entreprises ne cessent de baisser partout dans le Monde. Cela car aujourd'hui, il n'y a pas de pouvoir politique mondial pour faire face à la puissance économique mondiale.
Leçon Mondialisation I) E)
E) La Mondialisation Culturelle :
L'acculturation est la conséquence de la rencontre entre cultures, c'est un phénomène normal. C'est l'appropriation par une culture d'éléments culturels extérieurs et qui peuvent aboutir dans certains cas, à la remise en cause ou la disparition d'une certaine culture. Cette acculturation peut susciter un retour vers l'identité culturelle pure, cela par un rejet de cette Mondialisation Culturelle. L'habitus est une notion sociologique utilisée par Bourdieu, c'est un mode de vie qui nous est transmis par l'éducation. Et qui aboutit à une intériorisation. Un bien culturel est un bien qui porte en lui certaines valeurs et qui peut modifier la culture de celui qui l'utilise : nourriture, livre, cinéma, etc...
Les plus grands succès cinématographiques en France, sont surtout américains. Il y a beaucoup de films français, car l'État les subventionne.
La domination américaine dans les médias doit être relativisée, désormais tous le monde peut filmer et le poster sur Internet.
Ces échanges culturels ne sont pas un phénomène nouveau, car ils existaient déjà à l'époque romaine, entre les différents Empires.
Ce n'est pas parce que l'on regarde telle ou telle émission que l'on en accepte les valeurs, car nos propres valeurs constituent un filtre, et qu'il peut donc y avoir ré-interprétation du message transmis par le média.
Leçon Mondialisation I) F)
F) Peut-on réguler la mondialisation ?
Les acteurs de la Mondialisation sont : les multinationales, les FTN, les organisations Non Gouvernementales. Les États essaient de réguler la Mondialisation avec la mise en place de l'OMC, cette dernière est permanente et rallie quasiment tous les États du Monde. Elle a pour but de résoudre tous les litiges entre pays grâce à l'organisme de règlement des différends. Elle a pour objectif de faciliter les échanges de services et cela peut poser beaucoup de problèmes car beaucoup de services, sont des services publics. L'OMC va aussi chercher à libéraliser les échanges de bien agricoles, cela crée cependant une remise en cause de la PAC.
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